« Ouvrir la parole de chacun, c’est pour moi la grande force de ce jeu » : entretien avec Constance Leger, créatrice d’Ephata

« Ouvrir la parole de chacun, c’est pour moi la grande force de ce jeu » : entretien avec Constance Leger, créatrice d’Ephata

July 23, 2026

Faire découvrir la Bible sans grand discours, sans prérequis et sans la crainte de « mal comprendre » le texte ? Vous en rêviez, Ephata l’a fait !

Ephata, c’est « le jeu des temps de partage » et un outil d’animation biblique participatif déjà adopté par de nombreuses paroisses, groupes de jeunes, aumôneries, mouvements scouts et autres communautés chrétiennes.

Bonne nouvelle : Fort de ce succès, Ephata sera désormais diffusé au niveau national par les Éditions Bibli’O à partir du 11 septembre. Validé et recommandé par le comité ZeBible, ce jeu propose une approche simple, ludique et accessible pour entrer dans les textes bibliques.

Constance Leger, créatrice du jeu, est aujourd’hui avec nous sur Pep’s café, et a bien voulu jouer le jeu des questions-réponses pour nous en dire plus sur Ephata. Qu’elle en soit remerciée, comme je la remercie pour la richesse et la générosité de ce partage ! Et merci également à Laurène de La Chapelle, chargée de communication des éditions Bibli’O, pour avoir joué les facilitatrices !

1. Vous exercez une profession médicale, mais vous animez depuis de nombreuses années des groupes autour de la Bible. Comment cette passion pour les Écritures est-elle née, et qu’est-ce qui vous a donné envie de la transmettre à d’autres ?

Mon histoire personnelle (problèmes de santé dès la naissance) m’a amenée très tôt à la vocation médicale, dans laquelle j’ai heureusement pu m’épanouir.

Bien sûr, dans le cadre professionnel on n’aborde pas sa vie spirituelle. Cependant la relation de soin tire beaucoup de bénéfices à appliquer les valeurs évangéliques !

– Un soignant doit accueillir chacun (son prochain) comme il est, sans jugement (plutôt regarder la poutre qui est dans notre oeil…) , avec un véritable amour, c’est à dire en reconnaissant le visage du Christ dans chacun.

– Le soignant est au service du corps, qui est « le temple du Saint-Esprit » (1 Co 6) : Je me plais à le rappeler quand j’ai des patients prêtres, parfois bien loin de se préoccuper de leur santé. L’incarnation est un cadeau dont nous devons prendre soin !

– Enfin, le soignant devance son patient dans la santé : il doit avoir (parfois pour deux) confiance dans la capacité qu’a chacun de guérir, même et surtout quand le patient lui-même n’y croit pas encore. Guérir implique (d’après Hippocrate) « accepter de se débarrasser de ce qui nous a rendu malade ». C’est bien souvent changer de vie, d’habitudes de vie, d’hygiène de vie… se convertir en fait ! « Quitte tout et suis moi », c’est parfois réellement cette intensité là que les patients ressentent  dans notre « appel » à la santé…
Lire l'interview en entier sur pepscafeleblogue

Plus d'articles